La démocratie, plus efficace que la grève !

En Suisse, les syndicats qui disposent du référendum d’initiative citoyenne (RIC) en toutes matières, en font bon usage, pour défendre les salariés et le “service public” (Note1).
Et encore ce 4 mars 2018, à l’occasion d’un RIC les citoyens ont voté à 72% NON à la privatisation de leur Radio/TV publique.

Le RIC, permettrait aux syndicats français de tenter de faire abroger toute loi estimée, par eux, inappropriée ou injuste et de soumettre à référendum leurs propres propositions alternatives.

En plus de graves désagréments causés à des millions d’usagers, une grève de longue durée coûte cher. Aux grévistes, à ceux qui manquent leur travail, aux entreprises, les plus fragiles pouvant même disparaître. Et finalement au PIB de la France en donnant, en plus une mauvaise image aux investisseurs étrangers.

Il faudrait donc tout faire pour qu’une grève de longue durée soit évitée.

Les syndicats peuvent estimer que la voie des ordonnances ne permet pas un vrai débat parlementaire et que la concertation syndicats gouvernement n’a été qu’un simulacre mais il faut leur demander POURQUOI ils ne revendiquent pas le RIC en toutes matières, outil démocratique et efficace qui favoriserait la concertation, et leur permettrait en cas d’échec de faire trancher le litige par le peuple devenu enfin souverain !

Le CLIC (Comité de Liaison pour l’Initiative Citoyenne) a donc posé, il y a quelques semaines, une question simple aux 4 grands syndicats de cheminots.

Pourquoi ne demandez vous pas au gouvernement l’instauration du RIC en toutes matières ?

Il n’a eu aucune réponse. Et nous voilà en face d’une grève de longue durée.

Comment, après s’être déclaré champion de l’instauration de “droit réels” (Note2), le gouvernement pourrait-il refuser au peuple celui de pouvoir – enfin – exercer réellement la souveraineté nationale qui ne lui appartient qu’en théorie seulement, dans l’article 3 de la Constitution ?

En tous cas, en refusant la demande syndicale d’instaurer rapidement le RIC le gouvernement, porterait l’entière responsabilité de la grève, de toutes ses conséquences et éventuelles dérives. De plus les 83% de Français favorables au RIC seraient reconnaissants aux syndicats de leur intervention en leur faveur.

Les Français qui sont les mieux placés pour savoir est “l’intérêt général”, apprécieront…


 

Note 1 – Le RIC en Suisse
– Flexibilité du travail (1996) : 67% pour la suppression d’une loi jugée inéquitable pour les salariés. Le Gouvernement a dû revoir sa copie.
– Loi sur le marché de l’électricité (2002) : Refus de la privatisation. La question était : « Acceptez-vous la loi du 15/12/2000 sur le marché de l’électricité ? » = NON à 52,6%
« Les Suisses ne font pas confiance à la libre concurrence dans le marché de l’électricité » (Le Matin).

Note 2 – Droits théoriques et droits réels
Le 30 août 2017, Christophe CASTANER, à l’époque porte parole du gouvernement, invité de JJ.BOURDIN sur BFMTV, avait fustigé les gouvernements précédents qui se contentaient d’instaurer des “droits théoriques” sans se préoccuper des” droits réels”.

Connivence de tous les élus d’opposition contre les citoyens

Le CLIC apporte la preuve que tous les députés d’opposition qui dénoncent la réduction des droits du parlement et de l’opposition ne font pas ce qui est en leur pouvoir pour obtenir les deux outils institutionnels indispensables pour qui voudrait véritablement s’opposer.

Ils pourraient…

déposer une proposition de loi visant à modifier la procédure législative de l’article 11 de la Constitution pour un faire un « droit réel » d’opposition.

déposer une proposition de loi en faveur du référendum d’initiative citoyenne en toutes matières à inscrire dans l’article 3 de la Constitution. C’est l’arme absolue de l’opposition.

…mais n’en font rien… 🙁

La raison de cette volonté des “oppositions” de ne pas s’opposer est très simple :
L’échec du Président de la République et de la majorité élue sur son programme est la condition sine qua non du succès des « oppositions » en 2022.

Pas question donc pour elles de demander des outils qui leur permettrait, ainsi qu’aux citoyens, de prévenir les réformes susceptibles justement d’entraîner cet échec ! Et en plus, en cas d’alternance, ceux sont eux qui se trouveraient sous ce double contrôle.

La preuve est faite que la situation des Français, même les plus défavorisés n’est pas leur souci…


Communiqué détaillé adressé aux présidents des groupes d’opposition et aux 18 députés non inscrits “mis en cause” afin de leur donner la possibilité de corriger d’éventuelles erreurs les concernant.


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